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La Source des Arts

Décalquer au Moyen Âge

Décalquer au Moyen Âge 2
18,00 EUR
Carta lucida (Parchemin-calque)

Dès la fin du XIVe-début XVe siècle, le parchemin à décalquer ou carta lucida est mentionné par Cennino Cennini au chapitre XXIV de son Libro dell'Arte. C'est un parchemin transparent et pour le rendre plus transparent, vous pouvez le passer à l'huile de lin en l'enduisant avec du coton (il faut le laisser sécher plusieurs jours).

Lorsqu'on veut décalquer une tête, une figure ou une demi-figure de la main des grands maîtres, on met la carta lucida sur la figure ou le dessin maintenue aux quatre coins avec un peu de cire rouge ou verte. Cette tecnhique de maintient du parchemin à décalquer avec de la cire est valable lorsque la figure est sur panneau ou sur mur. On prends une plume taillée bien fin ou un fin pinceau de petit-gris de belle qualité. Avec de l'encre, on suit les contours et les parties à rehausser du dessin qui se trouve au-dessous et on indique délicatement quelques ombres.

Ces techniques sont décrites dans Colette Déroche, Cennino Cennini, Le Livre de l'Art, ch.XXIII, 1991, pp.68-69.

Si l'image à décalquer est une enluminure, on pourra prendre une pince à parchemin pour maintenir les feuillets qui sont le modèle et la feuille de calque.

Ici, le dessin du soldat a été décalqué sur le Carnet de Villard de Honnecourt.

Feuille vendue au format A5.


54,00 EUR
Pince à parchemin (ou Molette)

Pour la Calligraphie

Utilisée par l'apprenti calligraphe, la pince à parchemin sert à maintenir un guide-lettres, sans doute ligné sur lequel on pose une feuille blanche sur laquelle il s'agit d'écrire droit.

Pour l'Enluminure

Peut s'utiliser par l'enlumineur lorsqu'il veut décalquer (voir le produit carta lucida / parchemin-calque) à la place de la cire. La pince à parchemin peut servir à tenir le dessin et la feuille transparente de parchemin sur laquelle on reporte les traits du dessin du dessous.

La fiche technique et historique a été publiée sur >> le Blog de la boutique ICI ; elle est en consultation gratuitement.

C'est l'ancêtre du trombone !

115,20 EUR
Poncif

Pratiqué après le travail de décalque, le poncif est le calque troué que l'on reporte sur une feuille vierge que l'on veut peindre. Voici quelques explications...

Au XVIIe siècle, on appelle la technique "contretirer" (ou "lucidare" en latin) le fait de décalquer. Félibien, dans son Dictionnaire donne cette définition : "Contretirer un dessin,(...) c'est en prendre les mesmes traits, ce qui se fait d'ordinaire avec (...) du papier huilé qu'on applique sur le tableau ; puis avec du crayon l'on marque sur le papier (...), les mesmes traits du tableau que l'on voit au travers (...) du papier".
Cette technique, Léonard de Vinci la relate lorsqu'on la pratique avec une bougie (ch. XXXII, Traité de la peinture).

Il faut ensuite "recalquer au net" sur une feuille que l'on pourra peindre. Félibien explique comment on fait. Deux techniques sont utilisées. Soit on frotte sous le dessin avec du noir ou une autre couleur et on passe avec une pointe par dessus ce qui marque la feuille vierge sous le dessin. Et si au lieu de passer une pointe, on pique le dessin sur tous les contours avec des points prés à prés, et qu'après on le frotte avec du charbon en poudre, cela s'appelle poncer et l'on nomme poncis les dessins qui sont piqués de la sorte et qui servent plusieurs fois. C'est le poncif médiéval ! Ces techniques sont décrites dans Anna Sconza, Léonard de Vinci, Traitté de la peinture, 2012, pp.437-438.

Votre Poncif

Le poncif qui est vendu est un dessin de chevalier reproduit d'après le Carnet de Villard de Honnecourt (XIIIe siècle).

D'autres modèles peuvent être reproduits ; demandez ou faites des suggestions à Claudine ...

Les photos montrées sont entre autres, celles des étapes de réalisation du poncif. Seul le document final à proprement parler est vendu.