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La Source des Arts

Matériel pour dessiner

Matériel pour dessiner 2
75,00 EUR
Stylet d'argentCe stylet d'argent sert à dessiner sur du parchemin (des enluminures), sur du papier ou sur des tablettes de buis enduite de blanc (la préparation des tablettes de buis est décrite par Cennino Cennini dans son Livre de l'art).
A la différence de la mine de plomb, le stylet d'argent a un trait plus fin et moins marqué. Il offre des subtilités de modelé très intéressantes. Plus on repasse sur les traits, en hachures notamment, plus on fonce le dessin.

Datation : ca. 1476-1500.
Caractéristique : Ce stylet est d'inspiration médiévale. La torsade était utilisée pour ce genre d'outil, seule la partie sommitale en forme de sphère est une fantaisie du forgeron. En réalité, les deux extrémités devraient être les mêmes pouvant ainsi être inter-changées si usure de l'argent. Le stylet est en cuivre, la pointe est recouverte d'argent.
Source : Saint Luc, Musée des Beaux-arts de Dijon
 
18,00 EUR
Carta lucida (Parchemin-calque)

Dès la fin du XIVe-début XVe siècle, le parchemin à décalquer ou carta lucida est mentionné par Cennino Cennini au chapitre XXIV de son Libro dell'Arte. C'est un parchemin transparent et pour le rendre plus transparent, vous pouvez le passer à l'huile de lin en l'enduisant avec du coton (il faut le laisser sécher plusieurs jours).

Lorsqu'on veut décalquer une tête, une figure ou une demi-figure de la main des grands maîtres, on met la carta lucida sur la figure ou le dessin maintenue aux quatre coins avec un peu de cire rouge ou verte. Cette tecnhique de maintient du parchemin à décalquer avec de la cire est valable lorsque la figure est sur panneau ou sur mur. On prends une plume taillée bien fin ou un fin pinceau de petit-gris de belle qualité. Avec de l'encre, on suit les contours et les parties à rehausser du dessin qui se trouve au-dessous et on indique délicatement quelques ombres.

Ces techniques sont décrites dans Colette Déroche, Cennino Cennini, Le Livre de l'Art, ch.XXIII, 1991, pp.68-69.

Si l'image à décalquer est une enluminure, on pourra prendre une pince à parchemin pour maintenir les feuillets qui sont le modèle et la feuille de calque.

Ici, le dessin du soldat a été décalqué sur le Carnet de Villard de Honnecourt.

Feuille vendue au format A5.


11,90 EUR
Encre métallo-gallique

Cette encre métallo-gallique est fabriquée artisanalement. Elle reprend les procédés techniques de la recette d'encre noire du manuscrit de la BnF de Paris latin 8651 folio 88v° daté du XIVe siècle.

L'encre s'appelle aussi dans la recette : teinture. Le tanin est extrait des noix de galle qu'on laisse macérer dans l'eau. Les ingrédients ajoutés sont le vin blanc, la gomme arabique en cristaux, les sulfates de fer et de cuivre. Si l'on ajoute seulement le sulfate de fer, l'encre s'évapore et sèche rapidement. Comme la plupart de ce type d'encre, la couleur est d'abord grise puis devient noire en s'oxydant.

Parfaite pour le dessin à la plume d'oie. Fluide, facile d'utilisation, elle saura satisfaire les plus exigeants.

Des analyses récentes d'encres noires contenues dans des manuscrits médiévaux parisiens et troyens du XIIe siècle attestent l'utilisation de substances métallo-galliques dans leurs composantes. Ce type d'encre est employé encore après le XVIe siècle.
Flacon de 30 ml


42,00 EUR
Mine de Plomb

Cette mine de plomb est parfaite pour dessiner des enluminures. Sont trait ressemble à celui de nos crayons à papier sauf qu'il ne se gomme pas !

C'est un modèle appelé tête de hâche. Diverses pièces archéologiques datant du XIVe siècle ont été retrouvées, notamment dans un bâtiment servant l'école de l'église des franciscains à Oxford. L'autre exemple qui a servi de modèle est celui conservé au Musée de Cluny à Paris. 

Sert aussi à tracer la réglure des manuscrits médiévaux mais pour des époques antérieures.

Nous utilisons cette mine de plomb pour faire dessiner des lettrines au public dans le cadre des ateliers enluminure que nous encadrons en Rhône-Alpes-Auvergne.


9,50 EUR
Plume à dessin

Le dessin est passé à l'encre avec une plume d'oie taillée en pointe. Vendue ébarbée ou avec barbules (et aussi non taillée). Plume d'oie pour dessiner à l'encre noire ou de couleur, pour enluminer, appliquer les couleurs et aussi pour poser l'assiette à dorer (le gesso), pour tracer la réglure et les filigranes des lettrines.


Sur le dessin médiéval, l'artisan italien Cennino Cennini dans son Libro dell'Arte (ch.XIII) indique au XIVe siècle que le dessin à la plume permet d'indiquer les parties claires, les demi-teintes et les ombres, en revenant plusieurs fois avec la plume. On peut aussi ombrer à l'aide d'un pinceau de petit-gris au lavis (aquarelle d'encre nous dit l'auteur). En pratiquant le dessin à la plume, on devient expert, habile et capable de dessiner bien des choses qu'on a en tête. (extrait de Cennino Cennini, Le Livre de l'art, traduction critique, commentaires et notes par Colette Déroche, Paris, 1991, p.52).

On pouvait aussi enluminer avec une plume taillée en pointe au lieu d'utiliser le pinceau. De même, elle était employée pour poser le gesso (l'assiette à dorer), lui aussi vendu sur la boutique.




12,00 EUR
Pochon de verniceVernice en pochon. Destiné à rendre la surface prête à recevoir l'encre et pour qu'elle ne fuse pas. Idéal pour le papier et le parchemin trop gras.

Se compose de sandaraque (résine naturelle broyée, coquilles d'oeuf, pierre ponce en poudre). Fabriquée artisanalement par un calligraphe professionnel. 

Technique attestée dès la fin du Moyen Âge.



115,20 EUR
Poncif

Pratiqué après le travail de décalque, le poncif est le calque troué que l'on reporte sur une feuille vierge que l'on veut peindre. Voici quelques explications...

Au XVIIe siècle, on appelle la technique "contretirer" (ou "lucidare" en latin) le fait de décalquer. Félibien, dans son Dictionnaire donne cette définition : "Contretirer un dessin,(...) c'est en prendre les mesmes traits, ce qui se fait d'ordinaire avec (...) du papier huilé qu'on applique sur le tableau ; puis avec du crayon l'on marque sur le papier (...), les mesmes traits du tableau que l'on voit au travers (...) du papier".
Cette technique, Léonard de Vinci la relate lorsqu'on la pratique avec une bougie (ch. XXXII, Traité de la peinture).

Il faut ensuite "recalquer au net" sur une feuille que l'on pourra peindre. Félibien explique comment on fait. Deux techniques sont utilisées. Soit on frotte sous le dessin avec du noir ou une autre couleur et on passe avec une pointe par dessus ce qui marque la feuille vierge sous le dessin. Et si au lieu de passer une pointe, on pique le dessin sur tous les contours avec des points prés à prés, et qu'après on le frotte avec du charbon en poudre, cela s'appelle poncer et l'on nomme poncis les dessins qui sont piqués de la sorte et qui servent plusieurs fois. C'est le poncif médiéval ! Ces techniques sont décrites dans Anna Sconza, Léonard de Vinci, Traitté de la peinture, 2012, pp.437-438.

Votre Poncif

Le poncif qui est vendu est un dessin de chevalier reproduit d'après le Carnet de Villard de Honnecourt (XIIIe siècle).

D'autres modèles peuvent être reproduits ; demandez ou faites des suggestions à Claudine ...

Les photos montrées sont entre autres, celles des étapes de réalisation du poncif. Seul le document final à proprement parler est vendu.



84,00 EUR
Tablette d'ardoiseTablette en ardoise réalisée d'après un modèle iconographique de 1564. Cette enluminure la montre comme étant un support d'une écriture en blanc. L'ardoise est un support utilisé aussi pour peindre, nous en avons un exemple médiéval. A la Renaissance, on pouvait dessiner des figures géométriques sur des tableaux d'ardoise.

Nous proposons donc ce modèle historique pour le dessin au brouillon, pour la calligraphie et pour la peinture (>>voir notre article sur le Blog CMCEP).

Datation de l'utilisation de l'ardoise en enluminure et calligraphie : fin du Moyen Âge, Renaissance.

Pour cet article, les frais de livraison sont importants. Ceci est du au poids de la tablette.